Des enfants en situation de rue initiés à la programmation: Africa code week

Du 18 au 25 octobre 2017, le Burundi s’est joint aux autres pays africains pour donner aux enfants les premiers rudiments en informatique. Pour le Bihub, l’organisation qui en est à l’origine, cette formation incite à l’innovation.

C’est dans le cadre d’Africa code week. Une initiative de Burundi innovation hub (Bihub) à l’intention des enfants dont l’âge est compris entre 7 et 17 ans. L’évènement vient de se dérouler sur l’ensemble des pays du continent africain.Mardi 24 octobre. Le centre Giriyuja situé au quartier Kabondo en mairie de Bujumbura abrite les activités d’initiation à la programmation informatique. Une vingtaine d’enfants en situation de rue suivent cette formation. Deux cents encadrés par cette organisation vont en bénéficier tout au long de la journée.

Les bénéficiaires s’en enorgueillissent. Ils sont heureux de cette initiation à la réalisation des dessins animés. Ils ont tout de même des problèmes de taille. Un bon nombre n’avaient pas jusque-là manipulé un ordinateur. En outre, ils ne sont pas scolarisés.

L’organisation hôte a mis à leur disposition du matériel. Chacun a soit son ordinateur soit sa tablette. Au total, 6 ordinateurs portables et 20 tablettes. Les enfants s’appliquent vaille que vaille. Les formateurs ne les quittent pas des yeux. En plus d’une projection, ils fourmillent pour se rendre compte que les bénéficiaires suivent convenablement. Ils s’affairent pendant environ une heure.

Au sortir, aucun n’affirme pouvoir refaire seul l’exercice. Car c’est un travail intellectuel qui nécessite un certain niveau. Ils souhaitent d’autres occasions pour continuer cet apprentissage.

Le programme inconnu des formateurs de Giriyuja

Allegria Havyarimana, responsable d’ideasbox, projet de bibliothèque sans frontières au sein de Giriyuja, rassure que son organisation continuera avec cette formation. Les encadreurs suivent la programmation en même temps que les enfants. «Ce programme nous était inconnu », reconnaissent-ils.

D’après elle, son efficacité est sans précédent. La programmation n’est pas ennuyeuse : «Les enfants s’y intéressent. L’apprentissage est ludique.» Giriyuja organisait des séances de formation en informatique à l’endroit des enfants qu’elle encadre. Ces dernières portaient, notamment sur des jeux dont ils ne savent pas comment se fait la réalisation.

Christian Mbazumutima, formateur, évoque une langue des informaticiens en vogue : «La programmation est une nouvelle langue. Aidons les jeunes à la parler couramment.» Il soutient que les enfants acquièrent beaucoup de connaissances dans des séances d’initiation. Ce passionné d’informatique souligne la nécessité de la poursuite de ces séances : «Autrement, il s’avère difficile de maîtriser cette programmation.» Il promet un coup de main même en dehors de ce rendez-vous africain.

Quant à Natacha Nduwimana, directrice de Bihub, elle affirme que seule l’alphabétisation ne suffit pas pour développer le pays. «En outre, il faut initier les enfants à la programmation informatique.» Pour son organisation, l’utilisation des nouvelles technologies constitue une voie certaine pour promouvoir la culture de l’entrepreneuriat.
Mme Uwimana confie que plus de 7 mille enfants ont été initiés. Ils sont de la ville de Bujumbura et de la province de Gitega. L’objectif n’a pas été atteint : elle s’attendait à 10 mille enfants. Et l’activité devait se dérouler dans trois provinces, dont celle de Ngozi.

La clôture d’Africa code week, initialement prévue le 25 octobre, a été exceptionnellement prolongée au Burundi jusqu’au 31 octobre. Et ce en raison de l’insuffisance du matériel didactique.

 

Source : Iwacu 

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